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Le burn out, est-ce que ça peut m’arriver ? 4 questions à un psychiatre

Le burn out, est-ce que ça peut m’arriver ? 4 questions à un psychiatre

Surmenage, course à l’excellence, sanctions à la performance… Autant de causes pouvant provoquer un épuisement physique et surtout psychique que l’on nomme burn out. On fait le point avec le docteur Joffrey CARPENTIER Médecin Expert Psychiatre.

Qu’est-ce que le burn out ? Tout le monde peut-il en être victime ?
Le burn out ou syndrome d’épuisement professionnel est lié à un excès de travail, une surcharge de tâches, du surmenage, des sollicitations multiples et variées. Tout le monde peut en être victime bien que les personnes compétitives ou carriéristes soient les plus exposées. Mais les individus introvertis, voire paresseux, ne sont pas en reste face à un système qui exige de tout le monde performance, polyvalence, réactivité et mobilité. 
 
Physiquement et psychologiquement, ça donne quoi ?
Le burn out pourrait cliniquement se résumer à un syndrome anxio-dépressif réactionnel, à un stress professionnel intense et répété. Il se traduit par une irritabilité, un état de mal-être diffus proche du trouble anxieux. On note un sentiment d’incapacité à faire face, une dévalorisation de l’estime de soi. Un sentiment d’inutilité, d’inaptitude et de nullité. Il peut se transformer en véritable dépression avec une idéation suicidaire construite. On ressent un sentiment diffus de ne pas être à la hauteur des exigences, un sentiment de fatigue extrême, beaucoup de nervosité. Une envie de pleurer incoercible.
 
Comment guérit-on d’un burn out ?
Plus que de le guérir, l’idéal serait de le prévenir. Une hygiène de vie reste pour ma part une très bonne thérapeutique. S’imposer un cadre de vie personnel, culturel, familial et amical. Une alimentation saine et équilibrée où l’on prend plaisir à manger et surtout à se faire à manger permettra à l’organisme de se prémunir du stress. Une activité physique soutenue pendant 45 min une à deux fois par semaine, type course à pied, vélo ou natation permettra la libération d’endorphines, antidépresseur physiologique véritable hormone de la récompense. Et surtout cette activité physique apportera une endurance physique à notre organisme qui se transformera en endurance psychique. « Je me sens mieux dans mon corps et mieux dans ma tête. »
 
Et au bureau ?
Il est important au travail de s’imposer une bonne organisation, de savoir différer les projets ou tâches parasites pour se concentrer sur les dossiers urgents et importants. Savoir couper son portable ou téléphone pour se protéger des stimulations extérieures. Couper sa messagerie internet et Facebook pour éviter toute distraction pendant les tâches. Dans les cas d’épuisement dépressif, savoir contacter la psychologue du travail, en parler à son médecin traitant ou consulter un psychiatre. L’observance d’un traitement même léger, antidépresseur, anxiolytique ou hypno-sédatif même s’ils ont mauvaise presse permettra une levée rapide de l’angoisse, des idées noires et un meilleur sommeil. Et puis du repos, des vacances… et pourquoi pas changer de vie, professionnelle déjà mais aussi personnelle. Car l’amour s’il guérit tout ou presque saura sûrement nous rappeler que l’on doit travailler pour vivre et pas l’inverse.
 
Docteur Joffrey CARPENTIER Médecin Expert Psychiatre
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